Saison 10 http://www.mshsud.tv/spip.php?rubrique307 Antoine Bourlier antoine.bourlier@mshsud.org no SPIP : 3.2.1 [23954] http://www.rssboard.org/rss-specification fr © Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier 2006-2018 antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) Saison 10 http://www.mshsud.tv/IMG/rubon307.jpg?1543248068 http://www.mshsud.tv/spip.php?rubrique307 L’intelligence artificielle et les chimpanzés du futur : pour une anthropologie des intelligences <p>Pascal</p> Picq <p>Pascal</p> Picq Dans Qui va prendre le Pouvoir : les grands singes, les hommes politiques ou les robots, Pascal Picq avait donné cet avertissement : si nous ne sommes pas capables de comprendre les intelligences des grands singes, alors nous serons en mauvaise posture avec les intelligences artificielles. Alors, est-ce que l’humanité est en passe d’être dépassée sur ce qui faisait sa supériorité jusque-là sur les animaux et les machines : l’intelligence ? Depuis la disparition des derniers Néandertaliens et celle annoncée des grands singes, l’humanité s’est emmurée dans une arrogance lui laissant croire qu’elle avait l’apanage de toutes les intelligences. Ce qu’on appelle « le réveil de l’IA » ébranle cette certitude fondée sur trop d’ignorance. Pourquoi ne sommes-nous pas capables de comprendre les autres intelligences, animales ou artificielles ? Car il convient d’admettre qu’il n’y a pas une intelligence animale comme il y aurait une intelligence artificielle. Cet essai retrace les fondements des intelligences animales, humaines et artificielles dans une approche évolutionniste. Comment ont-elles émergé ? En quoi diffèrent-elles ? En quoi certaines sont plus performantes pour résoudre tel ou tel problème ? La méconnaissance de l’évolution des intelligences comme de l’invention de l’intelligence artificielle créent incertitudes et inquiétudes. En fait, elles prennent des chemins évolutionnistes inversés. Les machines font plus facilement des choses qui nous semblent compliquées, comme jouer aux échecs ou au jeu de go, qu'elles ne sont capables d’effectuer des actes simples (pour nous), comme marcher et sauter ; c’est le « paradoxe de Moravec ». D’un point de vue évolutionniste, les machines accomplissent plus aisément des tâches ou actions inventées récemment par les hommes que celles apparues au cours de notre évolution. Dans Qui va prendre le Pouvoir : les grands singes, les hommes politiques ou les robots, Pascal Picq avait donné cet avertissement : si nous ne sommes pas capables de comprendre les intelligences des grands singes, alors nous serons en mauvaise posture avec les intelligences artificielles. Alors, est-ce que l’humanité est en passe d’être dépassée sur ce qui faisait sa supériorité jusque-là sur les animaux et les machines : l’intelligence ? Depuis la disparition des derniers Néandertaliens et celle annoncée des grands singes, l’humanité s’est emmurée dans une arrogance lui laissant croire qu’elle avait l’apanage de toutes les intelligences. Ce qu’on appelle « le réveil de l’IA » ébranle cette certitude fondée sur trop d’ignorance. Pourquoi ne sommes-nous pas capables de comprendre les autres intelligences, animales ou artificielles ? Car il convient d’admettre qu’il n’y a pas une intelligence animale comme il y aurait une intelligence artificielle. Cet essai retrace les fondements des intelligences animales, humaines et artificielles dans une approche évolutionniste. Comment ont-elles émergé ? En quoi diffèrent-elles ? En quoi certaines sont plus performantes pour résoudre tel ou tel problème ? La méconnaissance de l’évolution des intelligences comme de l’invention de l’intelligence artificielle créent incertitudes et inquiétudes. En fait, elles prennent des chemins évolutionnistes inversés. Les machines font plus facilement des choses qui nous semblent compliquées, comme jouer aux échecs ou au jeu de go, qu'elles ne sont capables d’effectuer des actes simples (pour nous), comme marcher et sauter ; c’est le « paradoxe de Moravec ». D’un point de vue évolutionniste, les machines accomplissent plus aisément des tâches ou actions inventées récemment par les hommes que celles apparues au cours de notre évolution. http://www.mshsud.tv/spip.php?article928 Wed, 12 Dec 2018 20:00:00 +0100 La société du concours, l’empire des classements scolaires <p>Annabelle</p> Allouch <p>Annabelle</p> Allouch Que ce soit à Polytechnique ou dans l’émission « Top Chef », le concours s’est imposé comme la principale mesure du mérite individuel. Avec ses méthodes : épreuves, jury, hiérarchie. Et avec ses corollaires : compétition, stress, inégalités en tous genres. De l’ENA à Oxford en passant par le Gao Kao chinois, ce mode de classement ne cesse de favoriser la reproduction sociale. Pourtant, il s’est diffusé à de nouveaux espaces, bien au-delà des grandes écoles. Pour répondre aux critiques qu’on leur adresse depuis un demi-siècle, les institutions d’élite ont reformulé leurs modes de sélection, mais sans toujours en modifier la nature. Ainsi se perpétue la société du concours, avec sa frénésie de sélection et sa mise en concurrence généralisée. Nous en sommes à la fois les produits et les victimes. Que ce soit à Polytechnique ou dans l’émission « Top Chef », le concours s’est imposé comme la principale mesure du mérite individuel. Avec ses méthodes : épreuves, jury, hiérarchie. Et avec ses corollaires : compétition, stress, inégalités en tous genres. De l’ENA à Oxford en passant par le Gao Kao chinois, ce mode de classement ne cesse de favoriser la reproduction sociale. Pourtant, il s’est diffusé à de nouveaux espaces, bien au-delà des grandes écoles. Pour répondre aux critiques qu’on leur adresse depuis un demi-siècle, les institutions d’élite ont reformulé leurs modes de sélection, mais sans toujours en modifier la nature. Ainsi se perpétue la société du concours, avec sa frénésie de sélection et sa mise en concurrence généralisée. Nous en sommes à la fois les produits et les victimes. http://www.mshsud.tv/spip.php?article927 Wed, 05 Dec 2018 20:00:00 +0100 L’aventure de la biodiversité : d’Ulysse à Darwin, 3000 ans d’expéditions naturalistes <p>Hervé</p> Le Guyader <p>Hervé</p> Le Guyader Le concept de biodiversité, aujourd’hui au cœur des préoccupations est le fruit d’une formidable aventure humaine. Depuis l’Antiquité, l’Homme explore « sa » planète. Les animaux ou les végétaux qu’il a rencontrés lors de ses expéditions ne l’ont jamais laissé indifférent. Petit à petit, son regard sur la nature a changé et il a pris conscience de l’importance de répertorier les espèces vivantes, de les étudier, puis, récemment, de les préserver. Hervé Le Guyader nous fait revivre les meilleurs moments de cette saga, depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du XIXe siècle, à travers 32 récits d’expéditions et 240 illustrations couleurs originales. Le grand public pourra suivre les captivantes aventures au bout du monde de Marco Polo, Cook, La Pérouse ou encore Darwin, et découvrir de multiples facettes biologiques de la biodiversité actuelle ou passée. Il comprendra ainsi qu’un éléphant nain est à la source du mythe du cyclope ou comment le café est arrivé en Europe, découvrira à quoi ressemblait la gigantesque vache de mer aujourd’hui éteinte ou quelle fut la première description d’une curiosité botanique devenue commune, la banane, ou encore quels étaient les ingrédients du chocolat originel... Le concept de biodiversité, aujourd’hui au cœur des préoccupations est le fruit d’une formidable aventure humaine. Depuis l’Antiquité, l’Homme explore « sa » planète. Les animaux ou les végétaux qu’il a rencontrés lors de ses expéditions ne l’ont jamais laissé indifférent. Petit à petit, son regard sur la nature a changé et il a pris conscience de l’importance de répertorier les espèces vivantes, de les étudier, puis, récemment, de les préserver. Hervé Le Guyader nous fait revivre les meilleurs moments de cette saga, depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du XIXe siècle, à travers 32 récits d’expéditions et 240 illustrations couleurs originales. Le grand public pourra suivre les captivantes aventures au bout du monde de Marco Polo, Cook, La Pérouse ou encore Darwin, et découvrir de multiples facettes biologiques de la biodiversité actuelle ou passée. Il comprendra ainsi qu’un éléphant nain est à la source du mythe du cyclope ou comment le café est arrivé en Europe, découvrira à quoi ressemblait la gigantesque vache de mer aujourd’hui éteinte ou quelle fut la première description d’une curiosité botanique devenue commune, la banane, ou encore quels étaient les ingrédients du chocolat originel... http://www.mshsud.tv/spip.php?article926 Wed, 28 Nov 2018 20:00:00 +0100 La part sauvage du monde : penser la nature dans l’Anthropocène <p>Virginie</p> Maris <p>Virginie</p> Maris a nature n’est pas morte ! Indocile et récalcitrante elle peuple notre imagination et nos paysages. Cette altérité participe à notre liberté ! Il n’y aurait plus sur cette Terre que les humains, leurs productions et leurs déchets. Et si rien de vierge ou de sauvage ne demeure qu’il faille préserver, le temps est venu de prendre pour de bon les commandes d’un système-terre produisant des biens et délivrant des services au bénéfice exclusif de l’humanité. À rebours de ces appels à la gestion globale du monde, l’ambition de cette conférence est de réhabiliter l’idée d’une nature sauvage caractérisée par son extériorité, son altérité et son autonomie. Reconnaître l’extériorité de la nature, c’est accepter que nous ne sommes pas les créateurs de ce monde que nous partageons avec l’ensemble des vivants. Reconnaître l’altérité de la nature, c’est admettre l’hétérogénéité radicale qui existe entre les affaires humaines et le monde sauvage. Enfin, reconnaître l’autonomie des entités naturelles, c’est penser la façon dont les vivants non-humains constituent leur monde tout comme nous constituons le nôtre et se donner les moyens de respecter et de valoriser ces mondes multiples. Cette conférence est une invitation à reconsidérer cette nature indocile et récalcitrante qui peuple notre imagination, nos paysages, cette altérité qui finalement participe à notre liberté. a nature n’est pas morte ! Indocile et récalcitrante elle peuple notre imagination et nos paysages. Cette altérité participe à notre liberté ! Il n’y aurait plus sur cette Terre que les humains, leurs productions et leurs déchets. Et si rien de vierge ou de sauvage ne demeure qu’il faille préserver, le temps est venu de prendre pour de bon les commandes d’un système-terre produisant des biens et délivrant des services au bénéfice exclusif de l’humanité. À rebours de ces appels à la gestion globale du monde, l’ambition de cette conférence est de réhabiliter l’idée d’une nature sauvage caractérisée par son extériorité, son altérité et son autonomie. Reconnaître l’extériorité de la nature, c’est accepter que nous ne sommes pas les créateurs de ce monde que nous partageons avec l’ensemble des vivants. Reconnaître l’altérité de la nature, c’est admettre l’hétérogénéité radicale qui existe entre les affaires humaines et le monde sauvage. Enfin, reconnaître l’autonomie des entités naturelles, c’est penser la façon dont les vivants non-humains constituent leur monde tout comme nous constituons le nôtre et se donner les moyens de respecter et de valoriser ces mondes multiples. Cette conférence est une invitation à reconsidérer cette nature indocile et récalcitrante qui peuple notre imagination, nos paysages, cette altérité qui finalement participe à notre liberté. http://www.mshsud.tv/spip.php?article915 Wed, 14 Nov 2018 20:00:00 +0100 Notre histoire intellectuelle et politique : 1968 - 2018 <p>Pierre</p> Rosanvallon <p>Pierre</p> Rosanvallon Comment les enthousiasmes de Mai 68 ont-ils cédé le pas au désarroi des années 1980 et 1990 puis au fatalisme qui, depuis les années 2000, barre notre horizon politique et intellectuel ? Pourquoi la gauche s’est-elle enlisée dans un réalisme d’impuissance ou dans des radicalités de posture, au point de laisser le souverainisme républicain et le national-populisme conquérir les esprits ? Pierre Rosanvallon se confronte ici à ces questions d’une double manière. En tant qu’historien des idées et philosophe politique, il s’attache à réinscrire les cinquante dernières années dans l’histoire longue du projet moderne d’émancipation, avec ses réalisations, ses promesses non tenues et ses régressions. Mais c’est également en tant qu’acteur et témoin qu’il aborde la lecture rétrospective de la séquence dont Mai 68 a symbolisé l’amorce. Son itinéraire personnel, les entreprises intellectuelles et politiques qui l’ont jalonné et les personnalités qui l’ont accompagné renvoient plus largement à l’histoire de la deuxième gauche, avec laquelle sa trajectoire s’est pratiquement confondue, et, au-delà, à celle de la gauche en général, dont l’agonie actuelle vient de loin. À travers le retour sincère et lucide sur son cheminement, avec ses idées forces et ses doutes, ses perplexités et ses aveuglements, c’est une histoire politique et intellectuelle du présent que Pierre Rosanvallon retrace, dans des termes qui conduisent à esquisser de nouvelles perspectives à l’idéal d’émancipation. Comment les enthousiasmes de Mai 68 ont-ils cédé le pas au désarroi des années 1980 et 1990 puis au fatalisme qui, depuis les années 2000, barre notre horizon politique et intellectuel ? Pourquoi la gauche s’est-elle enlisée dans un réalisme d’impuissance ou dans des radicalités de posture, au point de laisser le souverainisme républicain et le national-populisme conquérir les esprits ? Pierre Rosanvallon se confronte ici à ces questions d’une double manière. En tant qu’historien des idées et philosophe politique, il s’attache à réinscrire les cinquante dernières années dans l’histoire longue du projet moderne d’émancipation, avec ses réalisations, ses promesses non tenues et ses régressions. Mais c’est également en tant qu’acteur et témoin qu’il aborde la lecture rétrospective de la séquence dont Mai 68 a symbolisé l’amorce. Son itinéraire personnel, les entreprises intellectuelles et politiques qui l’ont jalonné et les personnalités qui l’ont accompagné renvoient plus largement à l’histoire de la deuxième gauche, avec laquelle sa trajectoire s’est pratiquement confondue, et, au-delà, à celle de la gauche en général, dont l’agonie actuelle vient de loin. À travers le retour sincère et lucide sur son cheminement, avec ses idées forces et ses doutes, ses perplexités et ses aveuglements, c’est une histoire politique et intellectuelle du présent que Pierre Rosanvallon retrace, dans des termes qui conduisent à esquisser de nouvelles perspectives à l’idéal d’émancipation. http://www.mshsud.tv/spip.php?article900 Wed, 07 Nov 2018 20:00:00 +0100