Automatismes et désautomatisations : l’avenir du travail


Informations

Auteur(s)
 :  Bernard Stiegler Philosophe, président de Ars Industrialis
Guillaume Bagnolini Doctorant en philosophie des sciences à l’Université Paul-Valéry Montpellier
Thème  :  Saison 6 : (R)évolution(s)
Agora des Savoirs  :  Saison 6 : (R)évolution(s) RSS
Lieu  :  Centre Rabelais, Montpellier
Date  :  18 février 2015
Discipline  :  Philosophie
Langue  :  Français  
Télécharger  :  Format HD
Licence  :  Licence Creative Commons

En résumé

Avec la numérisation totale qui installe la société automatique et l’automatisation intégrale et généralisée (c’est à dire la destruction de l’emploi dans tous les secteurs de l’économie), il y a désintégration des sociétés industrielles issues de l’Aufklärung par les sociétés hyperindustrielles parce que celle-ci constituent le troisième stade de la prolétarisation. Après la perte des savoir-faire au XIXe siècle, puis des savoir-vivre au XXe siècle, le temps vient au XXIe siècle de la perte des savoirs théoriques comme si la sidération était provoquée par un devenir absolument impensable.

La fin de l’emploi, qui est promise par l’automatisation intégrale, nécessite de généraliser le statut des intermittents du spectacle sous la forme d’un revenu contributif soutenant un vaste processus de déprolétarisation de la société. Cela permettra à tout un chacun de profiter des automates en ayant acquis des capacités de les désautomatiser, de produire de la néguentropie contre l’entropie qu’autrement ils généraliseraient - et en fin de compte, de réinventer le travail libéré de l’emploi.


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